Sous le regard bienveillant du préfet de l’Ogou, M. EKPE Kodjo Agbéko, accompagné de chefs traditionnels, d’autorités civiles et militaires, de cadres et d’une foule enthousiaste, cette cérémonie pleine de ferveur a marqué un tournant dans la vie de l’amicale.
La sortie du nouveau chef, précédée d’un cortège de danseurs vêtus de tenues traditionnelles Tem, a donné le ton. Rythmes ancestraux, chants, gestes codifiés… tout a été orchestré pour rappeler l’importance des racines et des symboles dans la désignation d’un leader communautaire.
Le préfet EKPE Kodjo Agbéko a appelé la communauté Tem à demeurer unie autour de son chef, dans le respect des lois de la République et des valeurs de paix. Il a rappelé à OURO TCHAKOURA la noblesse de la charge qu’il porte désormais : celle de rassembler, d’écouter, d’orienter, mais surtout d’incarner la sagesse et la responsabilité.
Très ému, le nouveau chef a remercié Dieu et les siens pour cette confiance placée en lui. « Je ne suis pas le plus grand, ni le plus riche, ni le plus instruit. C’est une grâce divine que j’accepte avec humilité », a-t-il confié.
Dans un langage de rassembleur, OURO TCHAKOURA Egomkèbou a lancé un vibrant appel à ses frères et sœurs d’Assoli : « Soutenez-moi par vos actes. Soyons unis, soyons dignes. Je m’engage à conduire notre communauté avec loyauté, justice et amour du bien commun. »
Bien plus qu’une simple cérémonie protocolaire, cette intronisation a été une démonstration de force culturelle, d’unité et d’espoir. Elle montre combien la chefferie peut encore jouer un rôle structurant dans la vie des communautés, même en milieu urbain.
À travers cette désignation, les ressortissants d’Assoli dans l’Ogou réaffirment leur attachement à leurs traditions tout en exprimant leur volonté de contribuer activement à la cohésion sociale et au développement local.
Jean-Marc EDRON









