Au Togo, l'Assemblée nationale du Togo a adopté en première lecture le projet de loi portant transfert des missions et du patrimoine du Fonds d'appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) à l'Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME).
Le texte a été voté le 5 mars 2026 lors de la troisième séance plénière de la première session extraordinaire de l'année.
Cette réforme s'inscrit dans la volonté des autorités togolaises de rationaliser les dispositifs publics de soutien à l'entrepreneuriat. Elle vise notamment à créer davantage de synergies entre les structures existantes, à réduire les chevauchements institutionnels et à améliorer l'efficacité des politiques publiques destinées aux très petites et petites entreprises.
Présente à l'hémicycle pour défendre le projet, le ministre du Développement à la base et de l'Économie sociale et solidaire, Mazamaesso Assih, a souligné la portée stratégique de cette réforme. « Le transfert que nous avons sollicité va au-delà d'une simple portée administrative. Il permet surtout à notre pays de poursuivre son cheminement vers la modernisation des dispositifs de soutien à notre économie et à l'emploi des jeunes », a-t-elle déclaré.
Selon Semondji Mawussi Djossou, président de la commission des finances et du développement économique à l'Assemblée nationale, cette initiative s'inscrit dans la dynamique engagée depuis la création de l'ADTPME en 2022. L'agence a déjà commencé à produire des résultats encourageants, ce qui a conduit le gouvernement à envisager l'intégration des activités du FAIEJ dans ce dispositif.
Dans le détail, la réforme prévoit le transfert du personnel, des actifs et des engagements du FAIEJ vers l'ADTPME. L'objectif est d'assurer une transition opérationnelle efficace tout en préservant les emplois liés aux programmes du fonds.
Créé pour soutenir les initiatives économiques des jeunes, le Fonds d'appui aux initiatives économiques des jeunes intervenait notamment à travers des appuis techniques et financiers, sous forme de prêts et de garanties destinées à des micro-projets. Entre 2012 et mars 2024, le dispositif revendique plus de 26 000 emplois durables créés et 8,63 milliards de FCFA de financements mobilisés.
Après son adoption en première lecture par l'Assemblée nationale du Togo, le texte sera transmis au Sénat du Togo pour examen. Il reviendra ensuite devant les députés pour une adoption définitive, conformément à la procédure législative en vigueur.

