Dans une note circulaire adressée aux directeurs d’école, chefs d’établissement, directeurs régionaux, personnels d’encadrement et conseillers principaux d’éducation, le ministre dénonce un relâchement généralisé dans la discipline scolaire, qu’il juge préjudiciable au climat d’apprentissage.
Selon lui, la recrudescence des comportements déviants résulte en grande partie du manque de rigueur dans l’élaboration, l’actualisation et le suivi du règlement intérieur. Ce document, rappelle-t-il, constitue un outil essentiel de gouvernance, définissant les droits, devoirs et règles de vie applicables à l’ensemble de la communauté éducative.
Mama Omorou pointe également l’inactivité de plusieurs comités chargés du suivi de la discipline comités d’élèves, de parents d’élèves, de gestion des établissements et personnels d’encadrement dont le dysfonctionnement favorise, selon lui, un « laxisme préjudiciable à l’ordre et à la discipline ».
Le ministre cite plusieurs dérives observées récemment : usage persistant du téléphone portable en classe malgré l’interdiction, non-respect du rassemblement sous le mât ou encore actes d’indiscipline à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements. « L’école de la République est menacée », prévient-il.
Pour inverser la tendance, Mama Omorou demande la réactivation immédiate de tous les comités concernés et l’application stricte des mesures disciplinaires. Il instruit les responsables d’établissement de veiller au respect du règlement intérieur et les directeurs régionaux ainsi que les personnels d’encadrement d’assurer un contrôle permanent et de rendre compte régulièrement.
« Tout élève qui se rendrait coupable du non-respect du règlement intérieur sera sanctionné. Le respect des règles est un gage de discipline, de responsabilité et de réussite pour tous », conclut-il.









