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lundi, 10 janvier 2022 12:32

Sanction de la CEDEAO au Mali : Air France s’aligne t-elle sur la position de la CEDEAO?

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Au lendemain des sanctions de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le principal bloc régional d'Afrique de l'Ouest, de fermer les frontières de ses États membres avec le Mali et d'imposer des sanctions économiques en réponse au retard pris dans la tenue des élections après une transition de 18 mois, les conséquences de cette décision commencent par pleuvoir.

 

« Air France confirme qu’elle ne pourra pas assurer la desserte de Bamako au Mali ce jour, le 10 janvier 2022, en raison de tensions géopolitiques régionales liées à un embargo décidé par les pays membres de la CEDEAO, Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Les équipes d’Air France sont mobilisées pour assister les clients dont les vols sont annulés. Air France suit la situation en temps réel et informera ses clients de toute évolution de son programme de vols de et vers Bamako », indique ce 10 janvier 2022 le communiqué de Air France.

« La conférence appelle l'Union africaine, les Nations unies et les autres partenaires à soutenir le processus d'application des sanctions et à continuer à apporter leur soutien à une transition politique acceptable », avait suggéré la CEDEAO dans son communiqué final du 09 janvier 2022 à Accra (Ghana).

Rappelons que la CEDEAO a décidé de fermer les frontières avec le Mali au sein de l’espace sous-régional et de suspendre les échanges commerciaux autres que les produits de première nécessité. Elle a aussi décidé de couper ses aides financières et de geler les avoirs du Mali à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les pays membres vont rappeler leurs ambassadeurs au Mali.

Une décision que le gouvernement malien a aussitôt dénoncé.

Le gouvernement malien a qualifié ces sanctions d’"illégales et illégitimes" imposées au pays par la CEDEAO. Dans un communiqué lu sur la chaîne de télévision publique ORTM, le ministre de l'Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga, a déclaré que "le Mali condamne fermement ces sanctions illégales et illégitimes".

« Les sanctions de la CEDEAO violaient les traités et statuts régionaux », a martelé le colonel Abdoulaye Maiga.

« Le gouvernement du Mali regrette que des organisations sous-régionales ouest-africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra-régionales aux desseins inavoués », a indiqué le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga.

Comme la réponse du berger à la bergère, le Mali a annoncé lundi le rappel de ses ambassadeurs en Afrique de l'Ouest et la fermeture de ses frontières avec ses voisins de la Cédéao. La junte annonce aussi fermer ses frontières terrestres et aériennes avec les pays de la Cédéao.

Le 30 décembre 2021, les participants aux Assises nationales ont proposé de prolonger la transition de la junte militaire « de six mois à cinq ans. » Le pouvoir malien a tranché en optant pour une prolongation de la transition pendant 5 ans.

Lu 297 fois Dernière modification le lundi, 10 janvier 2022 13:53

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