Un atelier dédié à l'évaluation de la première vague et à la préparation de la deuxième vague de l'Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM 2025-2026) se tient à Lomé du 9 au 13 mars 2026.
L'événement s'inscrit dans la dynamique de renforcement des systèmes statistiques au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Ibrahim Tankari, représentant résident de la Commission de l'UEMOA au Togo, a souligné l'importance stratégique de l'EHCVM, qui constitue l'un des principaux instruments pour produire des données fiables sur la pauvreté, orienter les politiques économiques et sociales, et planifier le développement dans les États membres.
Selon Bèguèdouwè Paneto, secrétaire général du ministère de la Planification du développement et de la Coopération, la Banque mondiale et la Commission de l'UEMOA ont mobilisé près de 20 millions de dollars dans le cadre du Projet d'harmonisation et d'amélioration des statistiques en Afrique de l'Ouest et du Centre (PHASAOC). Ce financement permet de renforcer les capacités des statisticiens et d'améliorer la qualité des données, en particulier à travers l'EHCVM.
« Ces données constituant donc une véritable mine d'informations, permettant de déterminer les profils des populations les plus affectées et d'évaluer l'efficacité des politiques publiques. Pour cette troisième enquête, sept pays ont déjà pu la réaliser, tandis que le Togo, après quelques ajustements, prévoit de la conduire avant la fin de l'année. Ainsi, les huit pays de l'UEMOA disposeront simultanément des données issues de cette enquête », a expliqué Namaro YAGO , le Directeur du Centre Statistique de la Commission de l'UEMOA. Les participants devront également tirer les enseignements de la première phase et définir une feuille de route pour la deuxième vague de l'enquête, afin de faciliter l'achèvement de la collecte de l'EHCVM3 et la publication des résultats dans les délais prévus.
L'EHCVM a déjà produit des données cruciales lors des deux éditions précédentes (2018-2019 et 2021-2022), permettant notamment d'évaluer l'impact de la pandémie de COVID-19 et de l'inflation des prix liés à la guerre en Ukraine, et d'orienter l'aide ciblée vers les ménages les plus vulnérables.
Pour cette troisième édition, lancée à Dakar en septembre 2024, sept des huit États membres ont déjà achevé la première vague. Le Togo, après quelques ajustements, prévoit de la conduite avant la fin de l'année, afin que les huit pays disposent simultanément des données. Les travaux portent sur plusieurs volets : ménage, communauté et prix, avec un souci de cohérence et de comparabilité selon les normes nationales, régionales et internationales.
GENTRY Akoly, Directeur général par intérim de l'INSEED, a indiqué que le Togo a réalisé la cartographie des zones ciblées et que la collecte de données se poursuivra jusqu'à la fin de l'année. Les informations recueillies permettront d'actualiser les indicateurs de pauvreté et les conditions de vie, et les analyses seront rendues publiques au premier semestre 2027. L'enquête couvrea des thématiques essentielles : logement, santé, éducation, emploi, accès aux services sociaux de base, consommation et conditions de vie générales.
Félicien Accrombessy, chargé de projet à la Banque mondiale, a souligné l'importance de la rigueur scientifique et du respect méthodologique. « Nous avons mis en place des dispositifs complets pour suivre quotidiennement la qualité des données. La transparence et la rigueur scientifique sont essentielles pour produire des résultats fiables qui permettent de prendre des décisions réellement bénéfiques pour les populations », a-t-il précisé.
La Commission de l'UEMOA réaffirme ainsi son engagement à accompagner les États membres dans la consolidation des acquis de la première vague et la poursuite du processus, tout en remerciant la Banque mondiale et les partenaires impliqués dans la mise en œuvre du PHASAOC.

