Engagée depuis 2023, la procédure de libération de la plage de Golfe 1 s’inscrit dans une démarche graduelle privilégiant le dialogue, la médiation et le respect des textes en vigueur.
Objectif affiché par la municipalité : préserver le domaine public maritime et réorganiser durablement le littoral.
Le dossier concerne principalement les bars et autres occupants installés le long de la plage de la commune du Golfe 1. Dès 2023, les autorités communales ont entamé des relances et adressé un premier ultimatum aux exploitants concernés.
La procédure s’est formalisée avec la mise en demeure officielle N°210/2024/RM/PG/CG1-SG, signée le 7 novembre 2024, sommant les propriétaires et occupants de libérer les lieux au plus tard le 31 janvier 2025. Une copie déchargée atteste de sa réception effective.
À l’expiration du délai, les installations n’avaient pas été démantelées. Entre-temps, les exploitants avaient saisi la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) pour solliciter un délai supplémentaire. L’institution a alors joué un rôle de médiation.
Dans un esprit d’apaisement, la municipalité a accordé un moratoire d’un an afin de permettre aux occupants d’organiser leur départ dans des conditions jugées acceptables.
Malgré cette mesure d’assouplissement, la situation est restée inchangée. Une nouvelle correspondance officielle, N°152/2025/RM/PG/CG1-SG, datée du 16 décembre 2025, a rappelé les précédentes mises en demeure et fixé un nouveau délai butoir au 28 février 2026.
Le courrier précisait qu’au-delà de cette échéance, la mairie procéderait à une expulsion par toutes voies réglementaires en vigueur.
Dans la continuité du dialogue engagé, les occupants ont été conviés à une rencontre le 19 février 2026 au Centre communautaire d’Adakpamé. Les autorités y ont rappelé que la première mise en demeure remontait à novembre 2024, soulignant que les exploitants avaient disposé de plus d’un an pour anticiper leur départ. Il a également été indiqué que la commune ne percevait plus de taxes liées à ces activités depuis octobre 2024.
Le 26 février 2026, une réunion d’harmonisation s’est tenue au ministère de l’Administration territoriale, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de la Gouverneure du District autonome du Grand Lomé, ainsi que du Directeur général de l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP).
Il a été décidé de coordonner les actions de libération du littoral dans les communes de Golfe 1, Golfe 4, Golfe 6 ainsi que dans Lacs 1 et Lacs 3. Cette volonté d’harmonisation a conduit la commune à surseoir à l’intervention initialement envisagée le 28 février 2026.
Au regard des différentes étapes franchies relances depuis 2023, mise en demeure formelle en novembre 2024, moratoire d’un an après médiation de la CNDH, nouvelle mise en demeure en décembre 2025 et multiples rencontres d’échanges les autorités municipales estiment avoir privilégié la voie du dialogue et le respect des procédures administratives.
La libération du littoral s’inscrit désormais dans une dynamique coordonnée à l’échelle intercommunale, avec pour ambition la préservation du domaine public maritime et l’aménagement durable des espaces côtiers.

