L’Assemblée nationale a adopté, vendredi 27 février 2025, le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes pour une durée de douze mois, à compter du 13 mars 2026. Le texte a été voté à une large majorité, conformément à l’article 20 de la Constitution du 6 mai 2024.
La séance plénière était présidée par le Professeur Komi Selom Klassou, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Administration territoriale, le Colonel Hodabalo Awaté.
Instauré en juin 2022 dans l’extrême nord du pays, le régime d’exception a déjà fait l’objet de plusieurs prorogations. Les autorités justifient cette nouvelle extension par la persistance d’une menace terroriste qualifiée « d’évolutive et transnationale », dans un environnement régional marqué par l’instabilité au Sahel et dans le golfe de Guinée.
En commission puis en plénière, les débats ont mis en avant les résultats enregistrés depuis 2022 : montée en puissance des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, amélioration de la protection des populations civiles et sécurisation accrue des biens.
Le groupe parlementaire Union pour la République (UNIR), majoritaire, a défendu ce qu’il qualifie de « réponse lucide et responsable » face aux défis sécuritaires. Selon ses représentants, les prorogations successives ont permis de contenir les incursions armées et d’éviter toute implantation durable de groupes terroristes dans certaines localités du nord.
Les élus ont également insisté sur la dimension globale du dispositif, au-delà du seul volet militaire : consolidation des alliances régionales, sécurisation des corridors commerciaux stratégiques et maintien des services sociaux essentiels au bénéfice des communautés affectées.
Au nom du gouvernement, le Colonel Hodabalo Awaté a salué un « choix de la prévoyance sur l’improvisation ». Il a assuré que les mesures exceptionnelles continueront d’être appliquées « avec discipline et dans le strict respect de l’État de droit », sous le leadership du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.
De son côté, le président de l’Assemblée nationale a qualifié le vote d’« acte majeur de responsabilité nationale », réaffirmant le soutien de la représentation nationale aux efforts de sécurisation du territoire.
En conclusion, les autorités ont appelé les populations de la région des Savanes à l’unité, à la vigilance et à la solidarité, dans un contexte où la stabilité sécuritaire demeure un enjeu stratégique pour l’ensemble du pays.

